3 juillet 2009
Je me retrouve dans le 16eme invité par M&M à diner. Avant d’arriver à leur appartement M et moi faisons quelques courses dans une rue commerçante ou la faim me pousse à fantasmer sur le moindre bout de saucisson. étant donné que la soirée est improvisée je n’ai aucun ustensile graphique sur moi, pas même une gomme c’est pour dire. Le diner s’écoule, agréable, entre pleurs et chantage affectif de mon duo de sales mômes préférés, puis arrive le moment de reprendre le métro pendant au moins 45 minutes et là, c’est le drame. rien pour tenir dans le tube souterrain. Et alors que 2 heures auparavant M m’avait proposé un bouquin, au lieu de saisir cette occasion en or pour pouvoir recommencer à lire, non, je lui demande si elle n’a pas un carnet et un feutre qui traine. Vous l’aurez compris ça fait bientôt 2 putain d’années que je ne lis plus de livres (je ne parle pas de la presse ou autre support), mais que m’est il arrivé, j’entends tout le monde autour de moi parler de tel livre ou de tel auteur et à chaque fois c’est comme si quelque chose en moi avait peur…qui a dit de tourner la page?
ps: en plus aujourd’hui j’ai failli tuer mon carnet de croquis en le noyant, il est encore plus amoché. Mais heureusement vilène veille au grain…

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1 juillet 2009
je pourrai vous parler de ce morceau de fugazi, ou du clip des cramps ou lux interior se ballade en talons aiguilles, ou de la video de sepultura refuse/resist mais je vais plutot la jouer oldschool memories de mome mal dans sa peau amateur de stephen king asmathique, puceau, reveur, qui aimait aussi des chansons ringardes car ce sont elles qui me font pleurer quand le meilleur reste à venir. The best was yet to come en 1982 de bryan adams, don’t answer me de alan parson project, i’m not in love de Ten CC, porque te vas chanté par jeanette, un rayo de sol chanté par los diablos, last night i didn’t get to sleep at all des 5th dimension et on se rend compte que ces petites mélodies d’hier ne nous ont jamais quitté. the power of the music, brother. you can dispose.
photos by Cristobal Moreno
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30 juin 2009
mon coup de cœur cinoche du moment c’est A Complete History Of My Sexual Failures, un must a aller voir ou à regarder de façon illégale ou autrement mais obligation de regarder ce petit chef d’œuvre british. Ce mec qui interview ses ex pour leur demander pourquoi elles l’ont toutes largué c’est comment dire comme un miroir. Je sais c’est pas bon pour mon karma de raconter ça sur mon blog mais je m’en fous je suis chez moi. Un miroir qui amplifie toutes ces questions du comment et pourquoi on peut se faire larguer par téléphone, par mail, ou via les potes qui savent tout depuis des lustres? Hein? En fait la réponse serait : mauvaise pioche, c’était pas la, pardon les bonnes. C’est pas mal comme réponse au lieu de culpabiliser et de rendre l’autre coupable on pourrait dire que la chance et le flaire n’étaient pas au rendez-vous. Hum, est-ce vraiment un bon argument? La capacité de la gente féminine à supporter un mec est quand même très élevée donc je dirais que ça pourrait être un bon argument, ce qui prolongerait la liaison inadéquate pour finir par un largage de qualité et bien serré. Esquisserions nous une aptitude à mal choisir, qui serait innée? Il me semble que oui, hélas. Rassurez vous depuis j’ai corrigé l’équation et sélectionne bien mieux mes partenaires, enfin pour l’instant ça reste théorique mais dès que j’aurais moins mal choisie la prochaine demoiselle qui me larguera vous serez les premiers informés. Vous pouvez disposer.
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29 juin 2009
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28 juin 2009
La violence. Forte et grande. Pleine d’assurance, belle et bien gaulée. La violence, reine de nos peurs. Epanouie, riche et bien établie dans les beaux quartiers. La violence, mariée à nos amis les plus proches, les plus jeunes. La violence en cadence.
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28 juin 2009
Il y a quelques années j’abandonnai le concept de groupe. Je n’arrivai pas a m’épanouir sans pouvoir écrire la musique, les paroles, tout quoi . Donc de façon évidente j’appris à jouer de la guitare pour pouvoir accompagner mes textes. Ce fut long, très long, mais quasi instantanément des chansons naquirent de l’apprentissage de cet instrument(Hollywood, cours). Puis grâce à la technologie de maintenant un mec qui savait à peine jouer put écrire et arranger ses propres morceaux seul. Je m’entourai de vieux amis qui eux savaient quel effet ça fait de lire une partition. Mon autodidaxie me pesait moins à l’époque, après quelques années de recherche et d’écriture incessante les choses se précisèrent et je finit par pouvoir enregistrer ce fameux premier album si important dans la carrière de tout artiste. Là aussi ce fut long, et parfois difficile, souvent même. On (puisque là je n’étais plus seul) en a chier grave matt et moi ( matt c’est mon éminence grise, mon bras droit, ma caution qualité hype, mon arrangeur et ami quoi), mais la créature vint au monde. J’étais chaque jour impressionné par tous ces gens qui y croyaient et qui malgré des emplois du temps chargés venaient et donnaient de leur énergie pour mes petites chansons. Stephen Munson, steve Prestage, Gilles Martin, Yannick Chouillet, Jonathan Levy, Amaury Blanchard,Cyril Maurin, Matthieu Imberty, David Hadjadj, Valerie Allon, Gilles Lovighi, Stephane Bonduelle et d’autres que j’oublie surement. Je realisai que ce concept que je pensais avoir abandonné s’etait juste transformé en quelque chose de moins conventionnnel, mais finalement j’etais dans un groupe et j’etais bien. Un jour tout a été mixé et masterisé, c’était là, fini, tout une époque. presque 5 ans de ma vie, le temps d’un amour, le temps de commencer et de finir, le temps de se rendre compte à quel point tout est putain de lié dans nos pauvres vies de terriens. Cet album c’est moi à un moment précis de ma vie, mon témoignage. évidemment il faut qu’il vive maintenant que la bête a été lâchée. C’est à vous de lui insuffler cette vie, à vous de l’acheter sur mon site disponible dans quelques jours quand mon génie de frère en aura décidé, de venir aux concerts, de propager la bonne nouvelle, il ne m’appartient plus désormais. Va mon enfant va.
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26 juin 2009
oui, en effet il m’est apparu cet après midi rive gauche que les filles étaient particulièrement en beauté. Que faire face à cette avalanche de belles jambes, de visages aussi harmonieux qu’un portrait de Ingres, d’épaules à la peau laiteuse et soyeuse, de chaussures plus extravagantes les unes que les autres mettant en valeurs ces pieds graciles dont les ongles peints ne font qu’achever l’observateur amateur de grâce que je suis. Il était quasiment impossible de ne pas constater que Paris était belle aujourd’hui.
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25 juin 2009
Et alors je me demande pourquoi c’est si bon. Et pourquoi la nuit tombe si vite certaine fois. Je voudrais prendre du recul et découper en milliers de secondes qui dureraient chacune une minute les moments de calme et de sérénité, ceux ou l’on respire un grand coup et on traverse la rue d’un pas décidé et inaretable, ou, si l’on pousse un peu la marche elle se transforme en un pas cadencé puis en pas de course pour finir par sentir son cœur battre au rythme du sang, le regard tourné vers ce ciel, ici, bien là, pour une fois, pour toutes les fois ou hier et demain veulent tuer aujourd’hui, pour toutes les fois ou l’instant n’est qu’une machine qui égrène son sablier. Puis quand on s’est arrêté, le corps lui, cours encore, la respiration rapide, la poitrine prête à exploser, ici, maintenant, demain ne sera que chair morte et putride, ici, maintenant est si beau même dans sa plus grande cruauté. Et quand je ne transpire plus, doucement l’instant s’évanouit et la vie reprend son court. Hier, aujourd’hui, demain, et nous quelque part au milieu, c’est bien.
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21 juin 2009
ouais j’ai eu les cadeaux les plus cools de la terre et de l’univers. je crane vegra. 
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20 juin 2009
24 minutes à mon tableau de bord avant la convention qui stipule que dans le calendrier chrétien j’augmente mon age d’une unité terrienne. 22 minutes avant la fin de 38 je l’aimais bien 38, elle était sympa, on a découvert ensemble le 20ème parisien, on a beaucoup pleuré et espéré que 39 arriverait en retard tout en se disant que mieux vaut 39 que rien . 20 minutes avant le départ pour la dernière ligne droite qui mène au gros virage 40. 18 minutes encore d’une période qui sera gravée dans ma mémoire de mec au milieu de sa vie, 15 minutes de création pleine de doute et fourrée à l’espoir, 14 minutes avant que la fin se transforme début, 13 minutes avant un nouvel espoir alors que la fin se rapproche, 12 minutes avant de se retourner et dire au revoir, adieu, 11 minutes avant que 39 ne prenne le contrôle sur 38, 10 minutes de résistance désespérément vouée à l’échec, 9 minutes pour faire le point et avoir envie de 39, 8 minutes pour faire ses valises à 38 et la larguer, 7 minutes pour pleurer hier et sécher ses larmes, 6 minutes pour enterrer 38 et rejoindre 39, 5 minutes avant l’inévitable, 4 minutes pour croire en l’éternité, 3 minutes pour croire que tout ça a un sens, 2 minutes pour ouvrir bien grand les yeux, 1 minute pour pour ne jamais renoncer. Go!

Mots-clefs : 39, birthday, david bowie, life and death, space oddity
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